L’île aux enfants perdus
C’est ça je suis un ….. déserteur, enfin, un peu de tout ça … je suis aussi le petit garçon blond de la photo, je suis le comédien appliqué sur des planches, je suis le berger dans la montagne, je suis le père, je suis l’amant aimant, mais je suis aussi… un déserteur.
Je ne suis pas un ….. parachuti… is….te…, mon intelligence ne s’est pas formé de combat en combat. Je ne suis pas un héros de toutes les défaites. C’est peut être pour ça que j’ai les yeux gais. Je ne crois pas qu’on engage dans la police …
Je ne suis qu’un militant du parti des oiseaux, des baleines, des enfants, de la Terre et de l’eau.
Ma mère a tant souffert qu’elle est dedans sa tombe, et se moque des bombes, et se moque des vers.
Refusez d’obéïr, refusez de la faire, n’allez pas à la guerre, refusez de partir.
Refusez toute forme de guerre, y compris et surtout celles qui vous opposent à vous-mêmes. Ou alors acceptez-les, ce sont peut être les seuls combats qui vous apporteront quelque chose.
Condamnez toutes ces violences faciles, luttez contre la vulgarité incessante d’une société médiocre et matérialiste qui laisse beaucoup de monde au bord des chemins de la connaissance, de la culture, du savoir, et même de la subsistance.
Mère voici vos fils qui se sont tant battus… pour en arriver là ? A laisser pour compte ces enfant devenus violents, récalcitrants, brimés, qui nous prépare une société encore plus violente et dégénérée. Par fierté, respect et honneur pour “ceux qui se sont tant battus”, essayons un peu de nous tenir la tête haute, fier d’être des hommes, qui ne sont pas des loups.
A Monsieur le président, j’ai envie d’écrire :” je suis un déserteur de ton armée de glands, de ton troupeau d’branleurs, ils auront pas ma peau, toucheront pas à mes cheveux, j’saluerai pas l’drapeau, j’marcherai pas comme les bœufs. J’irai pas en Allemagne faire le con pendant douze mois dans une caserne infâme avec des plus cons qu’moi (d’ailleurs je n’y suis pas allé, un des rares choix décisif et inviolable de ma vie). J’aime pas recevoir des ordres (lisez-le et relisez le celui-là). J’aime pas me lever tôt (celui-là aussi).”
* Pour les incultes notoires, où les malheureux qui ont dû quitté les chemins de la connaissance trop tôt, les pauvres, les paumés, les footeux, les gladiateurs, et tout ceux qui ne sont ni l’uns ni l’autre en permanence, c’est à dire, pour tout le monde : Ce texte est directement voire fortement inspiré de Boris Vian, Renaud, ma mère, mes grands pères, Jean-Claude Gallotta et de Maxime Le Forestier.