Bourrages médiatiques
Comme un photocopieur de bureau, le cerveau humain a ses bourrages, lui aussi…
A force d’en avaler des reportages où il faut faire ceci, être comme cela, se contenter de ce qu’on a aussi, et ne parlons pas de ceux ou on vous dit : achetez ça ; parce que là cela friserait la décharge verbale.
Quiétude du peuple, paix sociale, sur consommation, tels sont les messages qu’on avale sans cesse, sitôt qu’on allume les boîtes à images, on a les images. D’ailleurs, on le sait, c’est même pour ça qu’on les allume, pour éviter de penser à soi, à son état d’être humain doté d’intelligence, de pensée, et de capacités cérébrales insoupçonnables. Alors que des millions d’années d’évolution ont donné un animal doter de tant de facultés, l’homme moderne a parfois de bien curieux réflexes à son propre égard. Comme si il voulait oublier ce qu’il est devenu et retourner vers un état moins développé.
Pour revenir à ces allumages d’écrans, tout humain dans ces pays développés, il est évident que chacun est doter d’une capacité à penser par lui-même, et ce ne sont pas ces images, du moins pas toutes, qui s’accumulent dans les cerveaux, véhiculant parfois des messages plus que douteux, qui vont aider l’être humain à s’élever. N’est-ce pas ?
Et tout ça va se mélanger dans les esprits des passants qui regardent ses images comme ils lèchent les vitrines. Quand vous regardez des images, des messages, des reportages, essayez-donc de répondre aux simples et indispensables questions : que suis-je ? qui suis-je ? L’exercice ne se révèlera pas aisé, il vaudra mieux pour ça éteindre les écrans, cela éviter les bourrages.
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Cet article a été publié le 20 février 2010 à 13:24 et est classé dans 1 avec des tags bourrage, bourrages de crâne, médias, messages médiatiques, penser par soi-même. Suivez toutes les réponses à cet article via le flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un rétrolien depuis votre site.